LA FEMME VOULAIT METTRE FIN A SES JOURS
Un enchaînement de bonnes réactions a permis de sauver mercredi soir une Fontenoise de 37 ans, qui était en train de mettre fin à ses jours.
La série a débuté à 19 heures, lorsque le compagnon d'une femme domiciliée à Fontaine-lès-Dijon a alerté le centre opérationnel de la gendarmerie de la Haute-Saône, où il se trouvait en déplacement professionnel.
Il venait de recevoir un e-mail très inquiétant de son amie, qui lui annonçait qu'elle voulait se donner la mort. Les gendarmes ont alors directement basculé l'appel au centre d'information et de commandement du commissariat central de Dijon. Quelques instants plus tard, la patrouille police-secours de la sécurité publique, à bord de laquelle se trouvaient Fabien R. et son collègue Sébastien R., était alertée. Les deux jeunes gens démarraient au quart de tour, toutes sirènes hurlantes : il n'a fallu que 4 minutes aux policiers pour parcourir la distance entre la rue de Chevreul, où se trouvait leur fourgon au moment de l'appel radio, et la rue de Bourgogne, à Fontaine-lès-Dijon, où demeurait la désespérée.
Porte fermée
Arrivés sur les lieux, les deux gardiens de la paix n'ont pu se faire ouvrir la porte. Ils ne sont pas parvenus non plus à soulever les volets. Alors ils ont fait le tour de la maison, en courant, pour finalement trouver une petite porte, sur l'arrière. Ils se sont rués dans l'habitation, dont ils ont fouillé les pièces, et ont fini par découvrir la femme dans une petite salle de bains, inanimée, le corps complètement immergé dans la baignoire. A ses côtés, des boîtes de médicaments, une bouteille d'alcool vide et une lettre destinée aux membres de sa famille.
« On a démarré au quart de tour »
Ils ont immédiatement sorti la femme de la baignoire, ont remarqué qu'elle respirait encore, lui ont fait recracher l'eau qu'elle avait déjà avalée, l'ont couverte et allongée sur un canapé et ont alerté les secours. Quelques minutes plus tard, une ambulance l'emmenait vers le service des urgences de l'hôpital général.
Pour les deux gardiens de la paix, qui sont aussi des amis dans la vie, il n'y a là « rien d'extraordinaire. Cela fait partie de nos missions de police secours… »
Les 4 petites minutes pour effectuer le trajet rue de Chevreul-Fontaine-lès-Dijon ? « On a démarré au quart de tour. On nous avait annoncé que la victime était en danger de mort immédiat. »
Source : Le Bien Public du 24/04/2009